La situation évènementielle en France : faisons le point ensemble


Après de nombreux mois d’inactivité, on ressent bien la reprise du secteur évènementiel. Ensemble, revenons sur l’activité de cet été et sur le potentiel de relance des évènements en France.


Les évènements ont bien repris cet été


Après 18 mois d’arrêt, le seul fait de pouvoir tenir les événements représente déjà une grande victoire. Les organisateurs n’ont pas chômé cet été et nombreux sont ceux qui ont joué la carte de l’adaptation. Avec le pass sanitaire, quelques évènements ont pu avoir lieu dans la France entière. Et c’est principalement le secteur culturel qui a primé pendant les mois de juillet et août avec des festivals, des soirées en clubs ou encore des open-air


Le mois de Septembre a également été très significatif de la reprise. On pu suivre le retour d’évènements professionnels, de salons, des soirées étudiantes et l’extension de certains festivals. Malgré quelques pertes à compenser, les évènements ont bien lieu pour notre plus grand plaisir. 


Les participants au rendez-vous malgré quelques réticences 


Les participants sont encore frileux, mais on sent bien la volonté de revenir en physique pour une partie d’entre eux. Oui, la baisse de fréquentation est bien réelle dans quasiment tous les secteurs.


Si le nombre de visiteurs fait partie des principaux critères de réussite d’un évènement, il ne faut pas oublier que le public sort d’une crise qui a évidemment un impact important sur ses habitudes de sorties. Ce phénomène s’explique par un certain nombre de raisons. 


La peur de se faire contaminer


L’apparition des variants ne facilite pas la tâche aux organisateurs. Cependant, certains participants ont simplement besoin d’être rassurés sur les mesures que vous appliquez lors de votre évènement pour que ce frein disparaisse.


Le virtuel est un format qui plaît


Certains participants préfèrent maintenant assister à l’évènement depuis chez eux et ne pas se déplacer. Pour une conférence, un salon ou même certains évènements culturels, c’est un format qui doit être de plus en plus considéré par les organisateurs. Le virtuel permet de maintenir une audience élevée.


Le pass sanitaire est contraignant


La vaccination ne fait pas l’unanimité auprès des français. Pourtant, les statistiques ont nettement évolué depuis l’obligation du fameux pass sanitaire pour les activités. Pour certain, il est encore décourageant de devoir aller se faire tester avant de participer à un évènement. La fin de la gratuité du pass sanitaire ne va surement pas jouer en la faveur de ce frein. C’est un élément à prendre en compte dans votre organisation.


L’impact économique de la crise


Pour les professionnels comme le grand public, la crise a eu un effet considérable sur les finances. Certaines catégories de participants n’ont plus le budget nécessaire pour se rendre aux évènements. Ici, l’augmentation des prix des billets, liée à la crise, a également un effet négatif sur le taux de fréquentation.


Malgré cette tendance à la baisse de fréquentation, on ressent nettement la volonté du public de se retrouver. Certains évènements comme le Lyon Street Food Festival ont vu leur jauge se remplir complètement. Lors de son édition 2021, le festival a pu accueillir 35000 personnes venues se régaler pendant les 4 jours. 


photo prise lors de l'évènement Lyon Street Food Festival 2021. Salle principale avec des participants et des stand de nourriture.

Les contraintes sanitaires devraient être encore maintenues 


Actuellement, la loi permet l’utilisation du pass sanitaire pour les lieux de convivialité jusqu’au 15 novembre. Dans son dernier avis rendu, le Conseil scientifique préconise une sortie du pass sanitaire après une période de « préparation », entre le 15 novembre et la fin d’année. La France a passé le cap des 50 millions de primo-vaccinés, soit plus de 85% de la population éligible. Cependant, d’après le ministre de la Santé, il ne faut pas baisser la garde. Particulièrement avec l’arrivée de l’hiver qui avait conduit à une troisième vague l’année dernière. 


« Pour rester armés, il faut garder la possibilité de pouvoir maintenir (le pass sanitaire) en totalité ou en partie, ou de le réinstaurer en cas de nouvelle vague épidémique. Et pour cela il faut une nouvelle loi qui autorise le gouvernement à appliquer le pass par décret », explique le gouvernement.  


Un projet de loi permettant de prolonger ou rétablir si nécessaire le pass sanitaire au-delà de la date actuellement prévue est présenté le 13 octobre en conseil des ministres. Il est quasiment certain que l’utilisation du pass sanitaire ne sera pas allégée d’ici au 15 novembre. Son application pourrait même être étendue au -delà. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement avait d’ailleurs mentionné que cette extension pourrait être effective jusqu’à l’été prochain. Le projet de loi prévoit de prolonger jusqu’au 31 juillet 2022 le recours possible au pass sanitaire.


« Ce que nous allons proposer au Parlement, c’est de maintenir pendant plusieurs mois encore, jusqu’à l’été, la possibilité de recourir (au pass sanitaire) », a déclaré Gabriel Attal, ajoutant : « Évidemment, notre souhait c’est ne pas à avoir à y recourir ». « Il faut se donner les moyens, pendant encore plusieurs mois, d’avoir la possibilité de recourir à des mesures pour protéger les Français »..


illustration issue des ressources gouvernementale concernant le pass sanitaire. Affiche avec l'inscription "Ici, le pass sanitaire est obligatoire"

Les acteurs de la filières continuent de se mobiliser


La crise aura eu un effet très bénéfique sur la mobilisation au sein du secteur évènementiel, le partage de connaissance et la reconnaissance de son importance au niveau gouvernemental.


Des acteurs comme L’UNIMEV pour les évènements professionnels poursuivent leur quête de meilleures conditions pour la reprise de l’événementiel français. Des réunions continuent d’avoir lieu avec des acteurs de la filière et des représentants pour élaborer un plan de relance spécifique au secteur de l’évènementiel professionnel. Selon son communiqué, ce plan s’étend sur trois axes : 

  • Soutien via un crédit d’impôt aux dépenses de participation aux foires, salons, congrès des entreprises ou de dépenses de location d’espaces pour les organisateurs d’événements d’entreprises ;

  • Soutien à la rénovation des lieux et infrastructures d’accueil afin de rester compétitifs par rapport à la concurrence internationale par des prêts bonifiés.

  • Promotion et valorisation de la destination France et des salons internationaux en France via une vaste campagne de communication.

Au niveau du secteur culturel également, les soutiens ont été nombreux. Le CNM par exemple a lutté pour mettre en œuvre des mesures transversales. Toutes ces mobilisations placent la France en tête en ce qui concerne l’engagement pour le secteur musical


Depuis le début de l’année les aides sur mesures pour chaque typologie d’évènement auront eu un effet puissant pour limiter la casse et amortir au mieux les pertes engendrées par ces mois d’inactivités. On peut citer les fonds de solidarité, l’activité partielle, la compensation de pertes de billetterie, les droits des intermittents ect. Dès le 1er octobre, l’évènementiel fait partie des secteurs qui bénéficie du dispositif de prise en charge des coûts fixe, sans conditions de chiffre d’affaires.  Ce dispositif remplace les aides générales et forfaitaires dont bénéficiaient les professionnels jusqu’ici. 


La tendance à la digitalisation continue


La pandémie a considérablement accentué l’utilisation du digital dans l’organisation d’évènement. Jusqu’à devenir une alternative très intéressante aux rassemblements. Les évènements virtuels ont de nombreux avantages qui ont su être mis au profit des organisateurs pour maintenir un lien avec leurs participants.


C’est un format qui a pris un peu de temps avant de séduire les organisateurs. Les premiers essais lors du confinement de Mars 2020 étaient timides. Ce n’est qu’à la rentrée avec l’annonce de l’obligation de porter le masque dans les espaces publics, les règles de distanciation et l’arrivée de la troisième vague que l’évènement virtuel a connu un vrai succès. Le modèle virtuel s’impose à ce moment comme l’unique voie possible.


photo lors du tournage d'un webinaire Yurplan. Table de mixage au premier plan, caméra et interview de 2 personnes en fond.

Les organisateurs qui ont su s’adapter à ce nouveau format ont réellement su tirer leur épingle du jeu. Aujourd’hui, il est capital de savoir utiliser avec intelligence les avantages offerts par les outils technologiques tout en cultivant le caractère humain du rassemblement physique. Les évènements hybrides proposent les deux expériences en fonction de la préférence des participants. Ce format connaît des records d’audience et un franc succès. S’adapter à la présence du digital dans l’organisation d’évènement constitue l’enjeu principal des professionnels pour les années à venir.



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