One club x Yurplan : la réussite du club Breton

Polyvalent et passionné, Sébastian Lynasio, DJ, Directeur Artistique et Community Manager du One Club à Brest, supervise l’ensemble des événements de l’établissement. Après plus de 700 soirées organisées via la billetterie Yurplan et d’une solide expérience dans le milieu, Sébastian partage son expérience et explique comment il gère les aspects essentiels de l’organisation d’un événement, tels que les données et l’expérience des participants.
Parlez-nous du One Club ?
Le One Club est un établissement ouvert depuis 9 ans sur le port de commerce à Brest. Il accueille le public principalement les jeudis, vendredis et samedis, ainsi que les veilles de jours fériés. La programmation est surtout orientée vers les DJ sets, avec parfois quelques showcases.
Maxime, mon responsable, est directeur de l’établissement depuis 2016. Avant cela, il travaillait dans notre autre discothèque, le Zip, dont il était responsable, avant de prendre les rênes du One Club.
Comment avez-vous adapté la billetterie et la communication de vos événements pour mieux gérer la fréquentation du One Club ?
Pour nous, Yurplan est surtout un outil de centralisation. Si la communication n’est pas faite sur nos propres réseaux, les gens n’iront pas spontanément sur la plateforme. En revanche, dès que nous relayons nos événements sur nos réseaux sociaux, les participants y accèdent facilement. Certains événements attirent naturellement plus de monde, et le bouche-à-oreille fonctionne bien pour ceux-là.
Nous avons également lancé un nouveau site internet lundi dernier, et nous avons intégré Yurplan : quand les visiteurs réservent via notre site, ils sont redirigés vers la billetterie.
Le secteur culturel devient de plus en plus complexe aussi. Beaucoup d’établissements ferment, et les festivals expriment leurs difficultés. Par exemple, on a perdu 70 % des discothèques depuis les années 80. Le métier reste compliqué, avec de nombreuses réglementations et une surveillance stricte des autorités.
Mais “moins” ne veut pas dire “moins qualitatif” : c’est juste que le secteur devient plus sélectif. La manière dont les gens consomment les sorties a changé, et les contraintes économiques pèsent également.
Avez-vous été impacté par la difficulté ressentie en ce moment dans le secteur culturel ?
Nous avons su nous adapter pour rester leaders dans notre ville. Certains concurrents ont même dû se rapprocher du centre pour continuer à attirer du public. La consommation d’alcool a changé, et les jeunes privilégient aujourd’hui les soirées à domicile, sur les réseaux ou sur des plateformes comme Twitch ou Netflix.
On observe aussi une baisse de fréquentation des petits festivals au profit des gros événements. Au final, il y aura probablement moins de fréquentation dans l’ensemble, mais une qualité plus élevée. Dans les grandes villes, il y aura toujours du monde.
Quelle problématique rencontrez-vous dans l’organisation des soirées du One Club ?
Travailler avec les jeunes, ce n’est pas simple. Notre cœur de cible, ce sont les 18-25 ans. C’est une génération très connectée, toujours sur les réseaux sociaux comme TikTok, et qui écoute sa musique sur Spotify, Deezer ou Amazon Music.
Aujourd’hui, les jeunes viennent pour écouter ce qu’ils connaissent déjà toute l’année. Si on change trop leurs habitudes, ils ne viennent pas. Ils sont moins curieux qu’avant. C’est la grande problématique actuelle : il faut répondre à leurs attentes musicales tout en restant cohérent avec la programmation.
Il faut aussi jongler avec les participants un peu plus âgés, qui viennent aussi au club mais ont plus de mal à se mélanger aux plus jeunes qu’il y a quelques années. Chaque année, il faut donc trouver un équilibre entre le public fidèle et notre cœur de cible, les moins de 25 ans.
Comment la billetterie en prévente vous aide-t-elle à organiser vos événements et à gérer la fréquentation du One Club ?
Après le Covid, nous avons décidé de centraliser la billetterie sur Yurplan. En Bretagne, où la culture festivalière est très ancrée, nos clients connaissent et ont l’habitude du système billetterie dans ce type d’événements, ce qui rend cette démarche encore plus naturelle pour nous.
Il est souvent difficile de prévoir exactement combien de personnes seront présentes. L’avantage d’utiliser la billetterie en prévente, comme Yurplan, est qu’elle nous permet de faire des estimations plus précises de la fréquentation pour mieux anticiper l’accueil des clients.
Cela nous aide aussi à ajuster nos effectifs : savoir si nous avons besoin de plus de portiers, de barmans ou de personnel aux vestiaires. En fonction du nombre de participants attendus, nous pouvons mieux organiser le fonctionnement de la soirée.
Comment utilisez-vous les données pour analyser et ajuster vos événements ?
Personnellement, je récupère toutes les données chaque mois et cela me permet de comparer l’année en cours avec l’année précédente : sommes-nous en progression ? Faisons-nous plus de ventes en prévente ou sur place ?
Cela nous permet aussi d’analyser la performance des artistes. Certains ont été programmés plusieurs fois dans l’année : on peut voir lesquels ont mieux fonctionné, lesquels ont moins attiré de monde, et ajuster notre programmation en conséquence. Il ne s’agit pas seulement du chiffre d’affaires : parfois, un événement peut générer moins de ventes mais attirer plus de participants, ou inversement. Avec ces données, on peut comparer différents indicateurs et prendre des décisions plus fines.
Lors de certains événements, nous scannons les billets avec l’application et suivons le taux de remplissage toutes les demi-heures. Grâce à cela, nous pouvons suivre en temps réel l’affluence et ajuster l’organisation si nécessaire.
Que mettez-vous en place pour enrichir l'expérience de vos participants ?
Nous avons mis en place un système de navette pour nos clients, mais uniquement pour les retours. Aujourd’hui, la navette permet de garantir que nos clients rentrent en toute sécurité et gratuitement.
Nous avons également pris des mesures spécifiques pour la sécurité et le bien-être dans le club. Par exemple, nous avons des agents de sécurité féminines, ce qui est particulièrement important dans certains contextes. Nous avons aussi mis en place des dispositifs de prévention liés aux verres et à la consommation, notamment à une époque où les questions de drogues étaient plus présentes.
En termes d’événements, nous avons des soirées comme le «Gossip» tous les vendredis, nous offrons des préventes gratuites avant 1h pour attirer et récompenser les clients fidèles. C’est une façon de fidéliser notre public et de créer une ambiance agréable pour tout le monde.
Dans nos deux salles, nous avons également deux espaces VIP dédiés, disponibles sous réservation. Ces espaces font l’objet d’une communication sur WhatsApp avec des tarifs spécifiques pour les événements.
Quels sont les conseils que vous donneriez à quelqu’un qui souhaite organiser des soirées en club ?
- Restez informé des événements locaux : connaître ce qui se passe dans votre ville permet d’anticiper les grandes manifestations et d’éviter les conflits de programmation.
- Analysez le calendrier : prenez en compte les ponts, jours fériés et périodes de forte affluence pour adapter vos ouvertures et votre programmation.
- Adaptez votre stratégie d’ouverture : certaines périodes peuvent nécessiter une approche plus « agressive » ou des horaires étendus pour maximiser la fréquentation.
- Surveillez les événements culturels : connaître les initiatives des autres événements permet de s’ajuster et si possible, de les compléter plutôt que de se concurrencer inutilement.
- Connaissez votre public : adaptez vos événements aux goûts et habitudes de votre clientèle. Proposer des soirées qui ne correspondent pas à leurs préférences est contre-productif.
- Soyez flexible et réactif : ajustez régulièrement votre programmation en fonction des retours du public et des tendances locales.

Tenez-vous au courant des dernières nouveautés de Yurplan
Abonnez-vous à notre blog et bénéficiez de conseils, de sources d’inspiration et de ressources, directement dans votre boîte de réception.